la CGT de Loire Atlantique (44)
Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes
mardi 25 novembre 2025

Les agresseurs, les violeurs sont des frères, des pères, des conjoints

Les politiques d’austérité des gouvernements néolibéraux sont de véritables violences économiques contre les femmes : temps partiels imposés, justice surchargée et agresseurs en liberté, maternités fermées, crèches insuffisantes ! Les mères sont la dernière roue du carrosse de l’État tandis que les pères sont choyés : ils récupèrent le droit de garde quand les mères dénoncent les violences tandis que ces dernières vont en prison. Les filles sont également méprisées par l’État, qui ne fait rien pour enrayer l’explosion de la prostitution des mineures. 15 000 mineures issues de l’Aide Sociale à l’Enfance seraient en situation de prostitution aujourd’hui en France.

Détruire le service public, c’est sexiste !

La France n’est plus un pays d’accueil. Pire, elle met maintenant à la rue des familles avec enfants, lorsque leur titre de séjour n’est pas renouvelé. Ces familles, ces femmes, ces enfants scolarisé·es en France, depuis de nombreuses années parfois même né·es sur le sol français méritent un traitement humain, digne du pays des droits de l’humain. À Clermont-Ferrand, c’est une trentaine de femmes et d’enfants qui dorment à la rue en raison des politiques inhumaines de l’État appliquées par le Préfet du Puy-de-Dôme. Aux 18 mois de l’enfant, il ou elle n’est plus considéré·e comme vulnérable et les familles sont mises à la rue !

Femmes et enfants à la rue, stop !

Après différentes avancées féministes ces dernières années, on assiste aujourd’hui à un retour de bâton : la montée en puissance des discours masculinistes et misogynes. Presque un tiers de la population française considère que « l’on s’acharne sur les hommes », et ce taux monte à un homme sur deux sur la tranche 25-34 ans.

Selon le rapport 2025 du Haut Conseil à l’Égalité , 94% de femmes de 15 à 24 ans estiment qu’il est plus difficile d’être une femme aujourd’hui, soit 14 points de plus qu’en 2023, quand seulement 67% des hommes de 15-24 ans le pensent (+8%) ! Cela se traduit par des agressions ou des attentats visant les filles et les femmes, uniquement sur ce critère. Il est plus qu’urgent d’éduquer chacune et chacun pour ne pas revenir sur nos acquis.

Faisons barrage aux violences du masculinisme